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Publié le 1 mai 2002
Rédigé par Performance opérationnelle

Les systèmes de gestion d'entrepôt (2e partie)

Article publié sur le site www.ametvs.com

 

Performance opérationnelle

Les meilleures pratiques supportées par un SGE

Un SGE supporte un vaste éventail de meilleures pratiques en entreposage. Par meilleure pratique, on entend une façon efficace et éprouvée de travailler, reconnue comme étant l’apanage des meilleures entreprises au monde.

Notre attention se portera sur les meilleures pratiques qui, de par leur sophistication, nécessitent un support technologique, plus particulièrement d’un SGE. Outre les quelques points discutés lors de l’article précédent, en voici d’autres exemples, d’abord au sujet de la mise en localisation des produits puis de la cueillette des commandes.

Les considérations relatives à la mise en localisation

  • Afin de minimiser les mouvements dans l’entrepôt, il est recommandé de séparer l’entrepôt par zone, tel qu’une mezzanine ou une zone commune ou isolée d’entreposage. Par la suite, on pourra assigner un usager à une zone, de sorte qu’il ne travaillera qu’à l’intérieur de cette zone, ce qui diminuera les déplacements, contribuera à augmenter la productivité et réduira le temps de cycle des produits.
  • Dans le cas d’un environnement où des unités et des caisses sont manipulées (plutôt que des palettes), il est beaucoup plus productif de mettre en localisation lors d’un même déplacement plusieurs items à la fois, destinés à plusieurs localisations. Le SGE permettra cela en dirigeant l’usager de localisation en localisation, en ordre séquentiel afin de minimiser les déplacements.
  • Les localisations de l’entrepôt sont traditionnellement assignées à un produit. Donc, en situation de rupture de marchandises, la localisation reste vide et inutilisée. En gérant les données d’inventaire de manière informatisée, il est maintenant possible d’utiliser des localisations aléatoires, c’est-à-dire assignées à un produit tant et aussi longtemps que la quantité en inventaire ne soit pas nulle. Cette pratique permet surtout d’économiser de l’espace. En effet, lorsque la localisation devient vide, il est maintenant possible de la réutiliser immédiatement afin d’y entreposer un nouveau produit.

« Par meilleure pratique, on entend une façon efficace et éprouvée de travailler, reconnue comme étant l’apanage des meilleures entreprises au monde. »

Les considérations relatives à la cueillette des commandes

  • Pour les raisons de productivité évoquées précédemment, les activités de cueillette peuvent également bénéficier de la division de l’entrepôt en plusieurs zones ainsi que du traitement de plusieurs commandes en parallèle.
  • Dans un environnement où seulement quelques produits sont commandés en petites quantités chaque jour par plusieurs clients, il devient très efficace de cueillir la quantité totale de chaque produit, pour ensuite distribuer à chaque client la quantité qui lui revient. On évite ainsi de retourner plusieurs fois à cette localisation.
  • Par ailleurs, le meilleur moment de compter une localisation est lorsque la quantité en inventaire tombe à zéro. Ce compte facultatif est ainsi plus rapide et comporte moins d’erreurs.

L’application des meilleures pratiques décrites ci-haut ne saurait être supportée efficacement sans l’utilisation d’un SGE.

Les bénéfices attendus

Suite à l’utilisation du SGE et à l’application des meilleures pratiques qu’il supporte1, on peut s’attendre typiquement aux bénéfices suivants :

La précision d’inventaire augmentera au-delà de 95 %. Juste pour la préparation des commandes, il sera possible de réduire les coûts de main-d’œuvre de l’ordre de 10 % à 15 %. Entre 10 % et 20 % de l’espace sera économisé pour d’autres activités. Le service à la clientèle se trouvera amélioré car le taux d’erreur des commandes expédiées passera sous la barre des 1 %. Le temps du cycle de réception et de retour des marchandises sera réduit de 25 à 50 %.

Bien entendu, ces bénéfices dépendront en grande partie des volumes transigés dans l’entrepôt, du nombre de commandes traitées, de la valeur des inventaires ainsi que des particularités propres à chaque entrepôt.

Nous aborderons un nouveau thème dans le prochain article de la chronique, soit la collaboration clients-fournisseurs.

 

1Incluant l’utilisation de la technologie RF.

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