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Publié le 21 juillet 2005
Rédigé par Performance opérationnelle

Les stocks en excès : il existe des solutions!

Article publié sur le site lesaffaires.com
Performance opérationnelle

Lorsque vous faites votre inventaire, devez-vous porter un masque sous peine de mourir asphyxié par la poussière? Êtes-vous un éternel optimiste qui conserve certains articles désuets sous prétexte qu’un jour ou l’autre « tout revient à la mode »? Si la réponse est oui, ce court article est pour vous!

L’impression généralisée chez les gestionnaires, voulant que leurs processus d’approvisionnement, de production et de vente génèrent peu ou pas de stocks en excès, contribue grandement à l’absence d’attention à cette problématique. Pourtant, les stocks en excès résultent fréquemment des opérations courantes d’une entreprise : erreur dans les achats, essais infructueux, échantillons, annulations de commande, changements technologiques, retours, estimation erronée de la demande, etc. Le journal Barter News estimait d’ailleurs qu’en 2002, à la grandeur de la planète, les stocks en excès se chiffraient à 450 milliards de dollars.

Cette vision hautement idéaliste de leur entreprise, couplée à ce qu’on appelle en anglais le « sunk cost fallacy », c’est-à-dire de tenir compte de la valeur d’acquisition des articles comme base de décision pour les conserver, coûte très cher aux dirigeants. Les coûts de stocks en excès sont élevés. Pensons à la main-d'œuvre et à la manutention, à l’utilisation d’équipement, à la perte d’efficacité opérationnelle, aux assurances et, surtout, aux coûts d’opportunités : l’argent et l’espace d’entreposage que vous pourriez utiliser pour autre chose sont actuellement immobilisés dans des actifs non performants.

La première étape pour vous débarrasser de tous ces produits est d’identifier ce qui représente des stocks en excès pour votre entreprise, soit toute marchandise en stock qui n’a pas de demande prévue dans le laps de temps déterminé. Ce délai d’utilisation raisonnable diffère d’une industrie à l’autre : par exemple, quelques jours dans l’industrie agroalimentaire, quelques semaines dans la pharmaceutique et quelques années dans l’aéronautique.

Il n’y a pas de recette miracle pour l’établissement de votre politique d’excès. Souvent, une bonne connaissance des caractéristiques de votre produit (périssable ou non, sensible aux évolutions technologiques, etc.) ainsi que de la demande (stable, passagère, etc.) vous aidera à définir votre délai raisonnable d’utilisation. Il est aussi important de tenir compte de votre coût de maintien en stock (« carrying cost »). Si celui-ci est élevé, vous préférerez être prudent dans l’établissement de votre délai. Si ce dernier est faible, vous pourrez prendre une position plus visionnaire et attendre plus longtemps avant de déclarer une pièce en excès.

Les grandes entreprises peuvent normalement se permettre d’engager une ressource à temps plein pour gérer les stocks en excès. L’analyste d’excès a souvent comme tâche d’appliquer la politique de l’entreprise aux inventaires et de trouver la façon la plus profitable de se départir du matériel. Pour écouler les stocks, il peut contacter d’anciens clients, les fournisseurs de la pièce ou d’autres usines et divisions. Lorsqu’il n’y a aucune autre possibilité, il peut toujours la revendre à des entreprises de récupération de matériaux.

Pour les petites et moyennes entreprises, la solution est souvent moins évidente. N’ayant ni les ressources financières pour l’embauche d’une ressource ni un volume de marchandise en excès qui justifierait sa présence, les PME peuvent sembler à court d’options.

Toutefois, depuis l’arrivée d’Internet, deux choix s’offrent à elle. Le premier choix, maintenant bien connu, consiste en des sites de vente comme eBay. Par l’immense bassin de clients potentiels rejoint, on peut plus facilement trouver preneur pour des articles en excès. L’inscription est gratuite, les paramètres de vente sont simples et les coûts de transaction sont minimes. Toutefois, cette dernière option a souvent le désavantage de devoir vendre le matériel à fort rabais. Voilà pourquoi plusieurs entreprises américaines se tournent vers le deuxième choix, soit l’inscription à un réseau de barter, ou de troc, une pratique de plus en plus populaire. L’idée derrière le barter est d’offrir à tous les membres d’un réseau vos produits en excès. On y trouve de tout : des forfaits de consultation de notaires, des chambres d’hôtel, etc. Vous obtenez en contrepartie des dollars fictifs à échanger dans votre réseau, ce qui revient en fait à troquer votre excès contre celui des autres. Si le grand avantage de cette option est de pouvoir écouler vos biens à leur valeur maximale, il est toutefois limité par ce que les membres du réseau offrent. Vous devez donc faire plusieurs recherches et vous assurer que le réseau auquel vous désirez adhérer regroupe des industries intéressantes pour vous.

Finalement, il faut faire plus que simplement éliminer l’excès. Beaucoup d’entreprises, déjà comblées par l’espace et l’argent récupérés, s’arrêtent à cette étape. Toutefois, si vous n’étudiez pas les causes de votre génération de l’excès, vous devrez répéter le même exercice continuellement. Une étude des causes fondamentales pourra vous indiquer rapidement les grandes raisons de votre accumulation de stocks en excès, et des mesures spécifiques pourront limiter ou éliminer cette problématique coûteuse.

Si vous désirez en apprendre davantage sur les solutions qui s’offre à vous, communiquez avec nos experts dès aujourd’hui.

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